Itinéraire réussie pour Anne Lafon
Anne Lafon respire le bien vivre et son amour de la campagne dans sa maison du Barradis. Installée depuis plus de deux ans dans une maison de caractère sur le coteau de Monbazillac, Anne a suivi un parcours particulier qui pourrait être un exemple pour ceux qui souhaitent s’insérer dans le tissu économique après des années de galère. “J’ai eu le coup de foudre pour cet endroit “ explique Anne Lafon ” mais une fois les travaux de restauration presque terminés, j’ai voulu vivre , au sens affectif mais aussi économique en accord avec mon goût de la nature et le faire partager”. C’est ainsi qu’Anne est rentrée en contact avec l’association prigontine qui gère “le jardin d’insertion” ne retenant dans cette appellation que le mot jardin. Là, pendant 6 mois, elle va s’adonner au lourd travail de maraîchage participant avec le groupe aussi bien à la culture, qu’à la préparation de commandes ou à la livraison.
Mais parallèlement, aidée par Carole Merlet, accompagnatrice en insertion, elle va pouvoir construire un projet pour faire de sa maison monbazillacoise un moyen de vivre de sa passion de la nature. “C’est à ce moment là que j’ai pu mettre en place mon projet de chambre d’hôte qui m ‘a procuré un revenu nécessaire ” ajoute Anne qui a donc ouvert cette activité. Et après des début timides, un joli panneau au bord de la route , des cartes dans quelques points touristiques et le bouche à oreille, le résultat est là: les gens de passage s’arrêtent de plus en plus au ” Clos le Barradis”(contacts au
05 53 73 01 07 ) . Un clos qui demande beaucoup de travail à Anne pour en assurer elle-même l’entretien, aménager un parc très proche de la nature et en faire profiter ses hôtes. ” Mais cela vaut la peine ” dit Anne Lafon ” car à travers ce projet, j’ai trouvé mon propre équilibre et j’ai pu m’ouvrir à d’autres passions : l’aquarelle, les confitures aux fruits du jardin , l’art des bouquets, la patine de meubles…”. Une insertion réussie donc pour celle qui a su se prendre en charge tout en bénéficiant de l’aide de la structure de Prigonrieux qui s’est avéré un précieux support. Et comme Anne Lafon ne manque plus de projets, elle est en train de mettre en place sur son terrain pour l’an prochain …un jardin de rosiers. Comme quoi, du maraîchage à la culture des roses, il y a toujours un jardin pas très loin pour une insertion réussie.


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